WILD & DIVINE
À propos
Éléonore Alexandrakis
Thérapeute somatique & psychocorporelle
Psychotraumatologue
Depuis plus de dix ans, j’accompagne des femmes et des hommes qui souhaitent mieux comprendre ce qui se répète dans leur vie, leurs relations ou leur rapport au corps.
Je travaille avec les effets du trauma et les mécanismes du système nerveux, à travers une approche somatique et psychocorporelle.


Ce qui m'a menée vers ce métier
J’avais vingt-cinq ans lorsque j’ai commencé à m’intéresser sérieusement au corps et à l’alimentation. Puis la question s’est élargie aux produits que nous appliquons sur notre peau, à ceux que nous utilisons chez nous et à notre manière de consommer et de vivre.
Je cherchais à comprendre jusqu’où nos choix quotidiens pouvaient modifier notre santé, notre énergie et notre perception de nous-mêmes.
J’ai commencé à pratiquer le yoga et la méditation, tout en changeant beaucoup aspects de mon hygiène de vie. Les effets ont été indéniables. Je les ai ressentis très concrètement, dans mon corps comme dans mon rapport à moi-même, et cette expérience m’a donné envie de continuer à creuser.
J’ai compris à cette époque que le corps ne pouvait pas être considéré indépendamment de nos choix quotidiens. Ce que nous mangeons, ce à quoi nous nous exposons, notre façon de respirer, de bouger ou de nous reposer touche directement notre santé, notre perception et la manière dont nous sommes présents à la vie.
À mon retour en France, il y a plus de dix ans, j’ai fait une rencontre décisive, celle du tantra yoga. J'ai été initiée auprès d’un maître et ai découvert ce que signifie travailler avec le corps. Ce qui était jusque-là une recherche personnelle est rapidement devenu ma pratique, puis mon métier.
Ce que le corps
m'a enseigné
Pendant des années, j’ai travaillé au contact direct du corps humain. La connaissance que j’en ai aujourd’hui s’est construite séance après séance, par le toucher, l’observation, l’attention portée aux réactions parfois infimes qui surviennent lorsqu’une personne respire, bouge, se détend ou, au contraire, n'y arrive pas.
Je me suis particulièrement intéressée à la respiration. Une respiration haute, suspendue, précipitée ou presque imperceptible raconte quelque chose sur la façon dont le corps compose avec ce qu’il vit. Elle porte aussi la trace d’adaptations plus anciennes, installées si profondément qu’elles finissent par nous sembler naturelles.
Le corps ne raconte pas une histoire à la manière des mots. Il en conserve les conséquences : une tension qui revient sans cesse, un mouvement inhibé, une difficulté à relâcher la vigilance ou à sentir ses propres limites. En apprenant à reconnaître ces manifestations, j’ai affiné ma compréhension de ce qui se jouait pour les personnes que j’accompagnais et de ce dont elles avaient besoin.
Ma pratique s’est développée dans cette attention constante. Les séances individuelles, les ateliers et les cercles de femmes m’ont permis d’observer le corps vivant, ses histoires et ses différentes manières de se protéger. Le toucher, le souffle et le mouvement sont ainsi devenus les fondements d’un travail de plus en plus précis, entièrement ajusté à la personne que je rencontre.


Ce que le trauma
m'a révélé
Le trauma complexe n'est pas devenu un sujet phare de mon travail par hasard. Il a fait irruption dans ma vie de couple, avec une violence et une ampleur auxquelles rien ne m’avait préparée. Avec mes années de pratique corporelle, je savais observer la corps et la respiration, les tensions et les mouvements comme mis en cage. Mais je n'avais pas les clés de compréhension pour démêler ce qui se produisait sous mes yeux.
Les médecins et les psychologues n'apportaient ni explications complètes, ni solutions concrètes. Les réactions que j’observais engageaient le corps tout entier : l’état d'alerte permanent, les changements brusques d’état, les gestes dictés par la peur ou la défense et l'incohérence. Se contenter de parler ne suffisait pas.
Alors j’ai commencé à chercher par moi-même. J’ai lu des travaux cliniques, suivi l’enseignement de spécialistes et pris contact avec certains d’entre eux. Mes premières formations répondaient à une urgence personnelle : je voulais comprendre ce qui se passait chez mon compagnon, pourquoi les prises en charge échouaient et quelle place occupaientt réellement le corps et le système nerveux dans tout ça.
Cette recherche m’a rapidement concernée directement puisque ce que j’avais vécu avait provoqué chez moi un trouble de stress post-traumatique. J’ai également développé un autre regard sur mon histoire familiale et sur certaines blessures dont les effets se prolongent parfois d’une génération à la suivante.
Peu à peu, une évidence s’est imposée. Ma connaissance du corps et mon étude du psychotrauma se rejoignaient. Le corps et ses réflexes de protection racontent les états du système nerveux.
Les chevaux
Les chevaux sont très tôt devenus un pilier de ma vie. J’ai commencé à monter toute petite et ai tout de suite été passionnée. Ils étaient ma joie autant que mon refuge.
Mon premier cheval s'est trouvé être un poulain hypersensible et intelligent. Il m'a fait travailler dur et m’a obligée à travailler sur mes peurs, mes limites, ma qualité de présence et mon autorité intérieure.
Les chevaux ne parlent pas le langage des mots mais celui du corps et du coeur. Ils perçoivent nos tensions, nos hésitations et nos émotions. Apprendre à les observer et à dialoguer avec eux m’a beaucoup enseigné sur le système nerveux et sur tout ce que le corps dit sans avoir recours au verbe.
Leur présence à mes côtés est une source infinie de sagesse, d'inspiration et d'apaisement.

Je vous accompagne
J’ai appris à ne pas demander au corps d’abandonner trop vite ce qui a pu lui permettre de se protéger.
Une réaction qui peut paraître excessive ou incompréhensible a souvent eu, à un moment, sa juste nécessité. Mon travail commence par éclairer cette logique. Il a pour but d'aider la personne à trouver des ressources et de lui permettre d'observer ce qui vit en elle sans plus perdre pied.
Dans les séances, la parole a toujours sa place; la voix est très importante. Néanmoins, je prête tout autant attention à la respiration, aux changements de voix, de posture et aux mouvements de retrait ou de défense. Le rythme ne doit jamais être imposé par l’extérieur car il dépend de l’histoire de chacun, de ses ressources et de ce que son système nerveux est en capacité d'accueillir dans le moment présent.