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LE TANTRA DANS MON APPROCHE THÉRAPEUTIQUE

ChatGPT Image 10 juin 2025, 16_45_28_edi

Corps, souffle, intimité et présence

Le Tantra passe par le corps.

 

Pas par un corps idéalisé, ni par un corps spiritualisé pour devenir plus acceptable, mais par le corps réel. Celui qui respire et transpire, qui se contracte et se relâche, qui tremble, qui désire, qui se défend, qui se souvient, qui ne sait parfois plus sentir mais qui cherche pourtant finalement toujours à retrouver son intégrité, d'une manière ou d'une autre.

Le Tantra ne sépare pas le corps de la conscience. Il ne traite pas la sexualité comme un sujet à part, honteux ou secondaire.

Il n’exclut pas le bassin, le sexe, les tissus intimes, l’excitation, la peur, la pudeur, la douleur ou le plaisir du champ thérapeutique car la zone génitale fait partie du corps.


Elle n’est ni un détail, ni un problème, ni un territoire à effacer sous couvert de décence ou de pudibonderie.

Elle peut porter des mémoires anciennes, de la honte et de la douleur, des tensions profondes, du contrôle, de la peur et de la dissociation, tout comme de la conscience, du désir, du plaisir et de la puissance.

 

L’exclure d’emblée reviendrait à dénaturer l’être humain et à le couper de ses racines. Mais intégrer cette partie racine du corps en l'absence d'un cadre clair et sécurisé, risquerait d'exposer une zone très vulnérable et sensible de l'être.

C'est pourquoi c'est un enjeu important que de ne pas effacer l’intime et de savoir écouter le corps avant le mental.

Une voie d’incarnation

Le Tantra, tel que je l’intègre dans mon accompagnement, n’est pas une technique destinée à produire une expérience. Il s’agit d’une voie d’incarnation, d’écoute et de présence.

Il invite à revenir dans le corps entier, sans hiérarchie morale entre les différentes zones du corps. Le cœur, le ventre, la gorge, le bassin, le sexe, la peau, le souffle : tout communique. Rien n’est séparé.

Dans certains accompagnements, le travail peut passer par la respiration, le toucher conscient, des temps de mouvement, des temps d’immobilité, une écoute précise des limites, des réactions du système nerveux et des messages du corps.

La lenteur est essentielle.

 

Elle permet de sortir d’une logique de performance, de résultat ou de contrôle. Elle donne au corps le temps de sentir ce qui est juste, ce qui ne l'est pas, ce qui commence à s'ouvrir, ce qui se protège encore et a besoin de temps, de douceur, de patience.

 

Le corps ne ment pas, mais il ne parle pas toujours fort. Il murmure souvent avant de crier.

Le toucher conscient

Le toucher, lorsqu’il a sa place dans une séance, n’est jamais un geste automatique. Il ne s’agit pas d’appliquer un protocole sur un corps, mais d’entrer dans une relation d'écoute.

Un toucher conscient demande de la lenteur, de la présence, une attention constante aux signaux corporels, à la respiration, au tonus, aux micro-mouvements, aux tensions, aux retraits, aux changements de rythme.

Le mental peut vouloir forcer une direction alors que le corps, lui, peut signifier tout autre chose.

Mon travail consiste aussi à vous aider à reconnaître cette différence entre ce que vous pensez vouloir, ce que vous croyez devoir accepter, ce que votre corps peut réellement recevoir, et ce qui respecte votre intégrité.

Ce dialogue ne passe pas seulement par les mots. Il passe par la respiration, le rythme, le silence, la qualité de présence, le respect des limites, les temps de pause, et aussi la possibilité de poser des mots en lien avec des ressentis, des émotions, de la confusion.

La respiration

La respiration est un axe fondamental dans mon travail.

Elle renseigne sur l’état du corps. Elle montre les endroits où le système se retient, s’accélère, se coupe, se protège ou commence à retrouver de l’amplitude. Elle peut soutenir l’apaisement, la présence, la circulation de l’énergie et la capacité à rester en lien avec soi.

Mais si le "breathwork" fait partie de mes outils d'accompagnement, il n’est jamais utilisé comme une méthode pour pousser le corps au-delà de ses limites. Respirer plus fort, plus vite ou plus profondément n’est pas toujours ce qui est juste.

Dans une approche sensible au trauma, la respiration doit rester au service du corps et des limites, jamais devenir une forme de contrainte supplémentaire.

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Le corps entier; le sexe à sa juste place

Dans une approche tantrique, le sexe n’est pas isolé du reste du corps.

Il est relié au bassin, au ventre, au cœur, à la gorge, à la respiration, à l’histoire personnelle, à la sécurité intérieure, aux expériences passées, aux attachements, aux blessures, aux élans, aux interdits, aux silences.

Parler de la zone génitale ne signifie pas sexualiser l’accompagnement.
Travailler avec l’intime ne signifie pas chercher une expérience sexuelle.
Reconnaître le sexe comme une partie du corps ne signifie pas réduire la personne à sa sexualité.

C’est précisément parce que cette zone est chargée — culturellement, émotionnellement, parfois traumatiquement — qu’elle demande un cadre parfaitement clair. Le Tantra ne devrait jamais servir à contourner le consentement, à masquer une confusion relationnelle ou à justifier une absence de limites. Il demande au contraire plus de précision, plus de responsabilité et plus d’écoute.

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La nudité

La nudité n'est jamais un impératif ou une obligation.

Le corps peut être nu, en sous-vêtements, partiellement couvert, ou entièrement couvert selon ce qui permet à la personne de se sentir en sécurité. La présence d’un drap, d’une couverture, le choix de garder ses sous-vêtements, le besoin de modifier une position ou de s’arrêter font pleinement partie du cadre.

La nudité n’a pas de valeur thérapeutique pour un corps qui ne connaît pas la sécurité.

Elle ne rend pas une séance plus profonde. Elle ne prouve rien. Elle ne doit jamais être utilisée comme un passage obligé.

Ce qui est important, c’est la possibilité de rester en lien avec soi, d'appréhender ses limites, de les nommer ou de les faire respecter. Pour certaines personnes, être couvert permet d’aller plus loin dans l’écoute intérieure. Pour d’autres, le fait de ne pas avoir à se cacher peut soutenir un travail de réconciliation avec le corps.

La question n’est certainement pas : jusqu’où peut-on aller ?
La question est : qu’est-ce qui respecte le corps, ici et maintenant ?

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Les parties génitales, yoni & lingam

 

​Les parties génitales font partie du corps. Dans les traditions tantriques, la yoni et le lingam, noms sanskrits donnés à la vulve et au membre masculin, ne sont pas seulement regardés comme des organes sexuels, mais comme des espaces de sensibilité, de mémoire, d’énergie, de relation et de conscience. Ils véhiculent également une forte valeur symbolique.

Il n’y a aucune nécessité à inclure un toucher intime pour qu’un accompagnement soit profond ou transformateur.

Un travail avec la zone génitale, lorsqu’il est envisagé, demande un cadre encore plus limpide : consentement explicite, rythme respecté, absence d’attentes, possibilité de changer d’avis, écoute constante des signaux du corps, respect absolu des limites.

Le corps doit pouvoir dire oui.
Il doit aussi pouvoir dire non.
Et parfois, il doit pouvoir ne pas savoir.

Chez les femmes, la yoni peut porter des mémoires de douleur, de pénétration trop rapide, d’adaptation, de dissociation, de crispation, de honte ou de silence. Beaucoup de femmes ont appris à laisser passer, à supporter, à répondre à l’attente de l’autre avant de sentir ce qui était juste pour elles.

Le travail consiste à restaurer une relation plus subtile avec le ressenti, les limites, la sécurité et le choix.

 

Chez les hommes, le lingam est souvent pris dans d’autres injonctions : performance, érection, contrôle, endurance, puissance, peur de ne pas réussir, peur de perdre l’excitation, honte de l’éjaculation rapide ou encore absence de sensation.

Là encore, le travail n’a pas pour but de fabriquer une réponse sexuelle. Il permet d’écouter ce que le corps exprime, de sortir du rapport de performance, de revenir à la respiration, aux sensations, aux émotions et à une présence moins contrainte. Il permet de sortir des injonctions et croyances limitantes. 

Le corps s'ouvre au dialogue et le cadre accompagne.

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Tantra, trauma et système nerveux

Lorsqu’il existe une histoire traumatique, le corps peut avoir appris à se couper de certaines sensations pour survivre.

La dissociation, l’hypervigilance, la perte de sensibilité, les tensions du bassin, les douleurs, la difficulté à respirer profondément, l’impossibilité de sentir du plaisir, la tendance à se forcer ou l'obsession sexuelle peuvent être des manières, pour le système nerveux, de continuer à protéger la personne.

Dans ce contexte, le travail corporel demande beaucoup de prudence.

Il ne s’agit pas de “libérer” le corps en le poussant. Il s’agit de créer les conditions dans lesquelles il peut retrouver peu à peu des repères de sécurité, de choix, de présence et de relation.

Le Tantra, lorsqu’il est intégré avec une compréhension du trauma, peut soutenir ce retour dans le corps. Mais il ne peut le faire que dans un cadre sobre, clair, progressif, ajusté au rythme réel de la personne.

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Ma place dans l’accompagnement

Ma place n’est pas de savoir à votre place ce que votre corps devrait vivre.

Je pose un cadre. J’écoute. J’observe. J’accompagne. Je propose parfois une direction, un geste, une respiration, un temps de pause, mais votre corps reste le point de référence.

Chaque personne arrive avec son histoire, son système nerveux, ses limites, ses ressources, ses blessures, ses élans et ses interdits. Pour cette raison, aucune séance ne peut être identique à une autre.

Le travail se construit à partir du présent.

Si vous avez une histoire douloureuse, des traumas, des blessures physiques, psychiques, émotionnelles ou sexuelles connues, il est important de m’en faire part avant toute séance impliquant le corps ou l’intime.

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Les accompagnements proposés aujourd’hui

Les formats de séance actuellement proposés sont consultables sur la page dédiée au Tantra yoga thérapeutique.

Le Tantra yoga thérapeutique n’est pas toujours indiqué comme première séance mais il peut s’inscrire dans la suite d’un travail commencé en consultation somatique intégrative, en séance Oracle ou dans un accompagnement plus global.

L’objectif n’est jamais d’aller plus vite, ni d’aller plus loin que le corps le peut. Il s’agit de respecter son rythme, ses limites, ses signaux et sa capacité réelle à recevoir.

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