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GLOSSAIRE

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A

AYURVÉDA (आयुर्वेद) 

Médecine traditionnelle indienne, l’Ayurvéda (sanskrit āyus « vie » + veda « connaissance ») est un système médical savant, historiquement structuré, articulant prévention, hygiène de vie et thérapeutique. Ses corpus classiques (notamment Caraka-saṃhitā pour la médecine interne et Suśruta-saṃhitā pour la chirurgie) témoignent d’une tradition parmi les plus anciennes documentées et d’une pharmacopée élaborée. 

​Concepts clés

  • Tridoṣa (Vāta, Pitta, Kapha) : principes fonctionnels décrivant des dynamiques physiologiques et psychiques (mouvement, transformation, cohésion).

  • Agni : notion centrale de « feu digestif/métabolique », pivot de la vitalité et de l’assimilation.

  • Dhātu / Mala / Srotas : tissus, éliminations et “canaux” (au sens ayurvédique) qui structurent la lecture du corps.

  • Prakṛti / Vikṛti : constitution de base et état de déséquilibre du moment.

Champ thérapeutique

L’Ayurvéda mobilise classiquement la diététique, les routines (dinacaryā), le travail corporel, l’herboristerie, et — selon les écoles — des approches de purification regroupées sous le terme Pañcakarma.

Dans mon univers

Ici, l’Ayurvéda est surtout mobilisée comme langage de référence et grille de lecture culturelle pour parler de rythme, d’équilibre global et de dynamiques corps-esprit — sans constituer une pratique clinique “appliquée” en tant que telle.

Sources (références de base) : Britannica (entrée Ayurveda ; Charaka-saṃhitā ; Sushruta).

ACTIVATION

En psycho-traumatologie et en clinique du système nerveux, l’activation désigne une montée d’intensité neurophysiologique: augmentation de l’énergie mobilisée, de la vigilance, du tonus, du rythme cardiaque et de la réactivité émotionnelle.

Elle peut être adaptative (mobilisation juste) ou devenir dérégulée (trop, trop vite, trop longtemps), notamment en contexte de stress chronique ou de trauma.

Dans mon approche

Je parle d’activation pour décrire un phénomène corporel objectif (vitesse, intensité, récupération), plutôt qu’un “manque de volonté” ou un défaut psychologique.

Pour aller plus loin

Système nerveux • Fenêtre de tolérance • Régulation

AMYGDALE

L’amygdale est une structure du système limbique impliquée dans l’évaluation rapide des signaux de menace et la mobilisation des réponses de survie. Elle participe à l’orientation de l’attention, à la réactivité émotionnelle et à la mise en alerte du corps, notamment via ses interactions avec l’hypothalamus et les circuits du stress.

Dans mon approche

Comprendre l’amygdale aide à déculpabiliser car certaines réactions sont des réflexes de protection et non des choix conscients.

Pour aller plus loin

Neuroception • Réponses de survie

ALLOSTASIE

L’allostasie désigne la capacité d’un organisme à maintenir sa stabilité par le changement en ajustant en continu les paramètres internes (énergie, vigilance, inflammation, hormones, sommeil) pour répondre aux exigences de l’environnement. C’est une notion centrale pour comprendre le stress. En effet, le corps ne “craque” pas d’un seul coup, il s’adapte encore et encore jusqu’à saturation.

Dans mon approche

L’allostasie offre un langage précis pour parler d’adaptation, de surcompensation et de seuils de récupération.

Pour aller plus loin

Charge allostatique • Stress chronique

ALEXITHYMIE

L’alexithymie désigne une difficulté à identifier, différencier et mettre en mots ses états émotionnels — souvent associée à une faible clarté intéroceptive (repérage des signaux internes). Elle n’est pas un “manque d’émotions”, mais une difficulté de lecture et de symbolisation de l’expérience.

Dans mon approche

Je la considère comme une compétence qui peut se travailler : affiner la perception, enrichir le vocabulaire, prendre le temps de ralentir, créer un climat de sécurité.

Pour aller plus loin

Intéroception • Psychoéducation • Somatique

AGENTIVITÉ

L’agentivité correspond au sentiment interne de pouvoir choisir, agir, influencer une situation, même à petite échelle. En psycho-trauma, restaurer l’agentivité est fondamental : elle s’oppose à l’impuissance apprise, au figement, et soutient la reconstruction d’une sécurité interne.

Dans mon approche

Je cherche des leviers d’agentivité concrets par le biais de micro-choix, rythme, limites, permission de dire non, capacités de récupération.

Pour aller plus loin

Réponses de survie

ANCRAGE

L’ancrage (ou grounding) désigne un ensemble de moyens simples visant à retrouver une stabilité attentionnelle et corporelle : repères sensoriels, appuis, orientation dans l’espace, contact au sol, respiration, perception des limites du corps.

Dans mon approche

L’ancrage sert à revenir au présent quand l’expérience interne devient trop rapide, trop chargée ou trop envahissante.

Pour aller plus loin

Ressources • Fenêtre de tolérance

AUTO-RÉGULATION

L’auto-régulation est la capacité à moduler ses états internes (activation, émotions, attention) par ses propres moyens en utilisant une palette d'outils tels respiration, mouvement, repos, attention guidée, rythme, hygiène de vie. Elle ne signifie pas “se gérer seul”, mais développer des compétences de stabilité et de récupération.

Dans mon approche

L’auto-régulation se construit souvent à partir d’une co-régulation sécurisante, puis se consolide dans le quotidien.

Pour aller plus loin

Co-régulation • Régulation

ATTACHEMENT

La théorie de l’attachement décrit la manière dont les expériences relationnelles précoces façonnent des stratégies de proximité, de sécurité et de protection (dans l’enfance puis à l’âge adulte). Elle offre une lecture précise des dynamiques relationnelles : besoin de lien, peur de la perte, hypervigilance, fuite, contrôle, dépendance, évitement.

Dans mon approche

J’utilise ce cadre comme une carte.  Mieux comprendre la stratégie relationnelle permet de créer plus de sécurité, de clarté et de choix.

Pour aller plus loin

Sécurité • Système nerveux

TRAVAILLER ENSEMBLE

Consultations en ligne : un accompagnement à distance, pour avancer pas à pas et en profondeur avec clarté et continuité.

Séances en personne : une approche somatique et holistique en présentiel.
 

B

BRANCHE VENTRALE DU NERF VAGUE

Dans le cadre de la théorie polyvagale, la branche ventrale du nerf vague renvoie aux circuits parasympathiques associés à la sécurité, à la connexion sociale et à une régulation stable : respiration plus ample, tonus ajusté, regard et voix plus disponibles, capacité à être en lien sans se suradapter ni se couper.

Dans mon approche

C’est un repère clinique pour orienter le travail vers davantage de sécurité interne, de présence, et de choix (plutôt que vers la performance ou le “contrôle”).

Pour aller plus loin

Suradaptation • Théorie Polyvagale

BRANCHE DORSALE DU NERF VAGUE

Toujours dans le cadre polyvagal, la branche dorsale du nerf vague est associée à des états de repli, ralentissement ou figement lorsque la menace est vécue comme trop intense, trop rapide ou inévitable. Cela peut se traduire par une chute d’énergie, une impression d’engourdissement, de dissociation, ou un “arrêt” interne.

Dans mon approche

Je l’utilise comme une carte pour comprendre certains effondrements ou “blancs” non volontaires, et travailler la sortie du figement avec progressivité.

Pour aller plus loin

Dissociation

BOTTOM-UP (APPROCHE ASCENDANTE)

Une approche bottom-up (ascendante) part du corps (sensations, respiration, tonus, mouvement, orientation, rythme) pour influencer les états émotionnels et cognitifs. Elle s’oppose à une approche uniquement “top-down” centrée sur l’analyse ou la restructuration cognitive.

Dans mon approche

Parfois le mental comprend, mais le corps lui, continue de réagir. L'approche bottom-up redonne au système nerveux des expériences concrètes de sécurité et de régulation.

Pour aller plus loin

Régulation

BURN OUT

Le burn-out est un syndrome d’épuisement lié à un stress chronique, classiquement caractérisé par une fatigue profonde, une perte de sens, une diminution des capacités de récupération et une altération du fonctionnement émotionnel et cognitif. Il ne se résume pas à “trop travailler” mais implique plutôt une surcharge prolongée, des conflits de valeurs, une pression relationnelle et une absence de repos réparateur.

Dans mon approche

Je le lis comme un signal d’alarme du système d’adaptation : l’enjeu devient de restaurer des marges de sécurité, de rythme, et de limites.

Pour aller plus loin

Stress chronique

BRUXISME

Le bruxisme (serrement ou grincement des dents, souvent nocturne) est fréquemment associé à des états de stress, d’hypervigilance ou de tension chronique. Il peut refléter une mobilisation persistante du tonus, notamment au niveau mandibulaire, cervical et respiratoire.

Dans mon approche

C’est un bon exemple de symptôme somatique “banalisé” qui mérite une lecture plus poussée: rythme, sommeil, charge mentale, pression interne, sécurité intérieure.

Pour aller plus loin

Hypervigilance • Sécurité intérieure

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